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Récits de randonnées : Randonnée en basse Maurienne (230 km)

Col du Mollard, col du Glandon.

Vendredi 30 juillet 2002

28-1-2006 maj 18-07-2021

Ce matin me voici donc à nouveau au départ à 7 H, sur ma randonneuse, pour une nouvelle bambée, les journées ont bien raccourcies, le temps est gris, les nuages s'accrochent aux montagnes, préfigurant déjà un automne précoce.
Mais la température est encore douce.

Sorti du portail, debout sur les pédales, le premier faux plat à bloc, comme d'habitude, d'autant plus que le mère Novel termine elle, son footing. Le mari est un peu plus loin devant.
Pont d'Englanne : il faut que je tombe sur Louboutin, histoire de ne pas passer inaperçu.
La route nationale vers Ugine est très fréquentée ce matin, et il faut serrer les orteils, afin de ne pas finir en pâtée.
A ugine, je jette un œil sur le compteur d'eau, histoire de vérifier si je suis dans l'allure prévue.
Mais celui ci fait grève, j'ai beau le traiter de tous les noms, le tapoter, " niente da fer ", comme disait mon grand père " Intcho "
Rond point d'Ugine, je plante 3 cyclos autochtones, qui visiblement ne sont pas réveillés.
Le compteur ne voulant rien savoir, j'en profite pour musarder, jusqu'à Aiton, ou j'emprunter la nationale 6 , peu fréquentée , en raison de l'autoroute.
A Aiguebelle, la route des Hurtières étant toujours en travaux, je continue sur cette nationale, à vous donner le bourdon, d'autant plus que le temps est toujours gris, et triste, ce qui n'est pas fait pour me remonter le moral, qui est dans les chaussettes.
La circulation est fluide, mais quelques tarés circulent malgré tout comme des fusées .
A Epierre, je passe par la départementale, plus agréable, de Saint Rémi de Maurienne, ST Marie de Cuines.
ST jean de Maurienne, toujours aussi moche , malgré le soleil qui pointe ! , des rochers à nus, des carrières, l'usine d'aluminium, j'ai vraiment choisit la rando adéquate !
Mais la route d'Albiez le jeune, qui serpente en pente relativement douce, dans une forêt tranquille , est beaucoup plus agréable, d'autant plus que seules 6 voitures ont le privilège de me voir jusqu'au col, de 18 kilomètres.
Albiez : le paysage est grandiose !
La fin du col du Mollard est, elle, plus pentue,.
Je bascule en costo, en enfilant le Kway, sans m'arrêter.
La descente très raide, permet d'atteindre la route du col de la croix de fer, ou je suis doublé par deux champions sourds et muets.
ST sorlin , je décide sagement de ne pas sauter le ravitaillement, bien que j'ai une forte envie de continuer et de planter les deux champions, mais je suis attiré par la pancarte " menus ouvriers ",
En effet, le restaurant est bondé de travailleurs.
Mais bon, il faut savoir se mêler au peuple.
La patronne, aux formes suggestives, me semble très sympathique, sa tête de veau également.
Le poulet basquaise est excellent, mais la fin du col, elle, sera escaladée beaucoup moins facilement que la descente de la cuvée du patron.
4 kilomètres plus loin, je jète le vélo dans le torrent, et m'affale plusieurs minutes sur le bas côté, à moitié pété par la fatigue et le rouge .
Mais pas de honte, officiellement je bronze.
Bon, il faut repartir, sinon le chat va s'inquiéter.
6-7 Kilomètres heures sur la fin, ne le répétez à personne.
Comme j'ai vu à la télé, je bascule sans m'arrêter, devant un groupe de bidasses chargés comme des mulets, d'autant plus que tout à coup, le ciel devient menaçant.
Après quelques kilomètres de descente dantesque, col du glandon, le col le plus dur du tour de France, que j'escalade très facilement, car de ce côté, il reste 200 m .
La descente du col est très impressionnante, à plus de 12 % ! dans un décor de haute montagne.
J'encourage, moi, Quelques cyclos grimpant assez bien.
J'assiste à un spectacle de précisions remarquable, un helico dépose au millimètre des tombereaux de béton, dont la benne me passe a 3 m au dessus de la tête.
Dans la vallée, la porte du four est ouverte.
Je passe par La Chambre st arve, " col de la madeleine , ouvert " , non merci, je suis maso, mais pas à ce point.
Je passe par mes routes préférées, la Chavanne, Gondran, Epierre, Argentine, Aiton, où les villages et maisons, sont remarquablement fleuris.
Qui a dit que la basse Maurienne est moche les jambes sont très dures.

Mais je rentre sans trop de problèmes, sur des routes où je retrouve enfin la pollution et le bruit .

Arrivée 18 h 30, mais ce con de chat, n'a pas fait les courses, ni à bouffer, c'est pourquoi il va finir au congélateur.